Découvrez les visages inspirants des lauréats 2023 de l'Institut Universitaire de France (2/2)

 
Publié le 4/07/2023 - Mis à jour le 7/07/2023

Le 25 mai dernier, 7 membres de l'Université de Lorraine ont été honorés en tant que membres de l'Institut Universitaire de France (IUF), en reconnaissance de leurs compétences scientifiques exceptionnelles. Après avoir présenté précédemment les chercheurs de l'IECL dans Factuel (voir article), nous mettons aujourd'hui en lumière les derniers lauréats distingués...

L'IUF a pour mission de promouvoir le développement de la recherche de pointe au sein des universités et de renforcer l'interdisciplinarité. À partir du 1er octobre 2023, les lauréats seront officiellement membres de l'IUF pour une période de cinq ans.

Ariane Boudier, lauréate au titre de la chaire Innovation (membre junior) :

Professeure à l’Université de Lorraine, Ariane dirige l’unité de recherche Cibles Thérapeutiques, Formulation et Expertise pré-clinique du médicament. En parallèle d’un cursus à la Faculté de Pharmacie de Nancy, elle a obtenu en 2008 son Doctorat à l’Université de Montpellier et son diplôme d'Etat de Docteur en Pharmacie. Après un post-doctorat à Toulouse, elle a été recrutée en 2009 à la Faculté de Pharmacie de Nancy comme Maître de Conférences. Elle a ensuite obtenu de son Habilitation à Diriger des Recherches en 2016.

Ses recherches portent sur la synthèse et la caractérisation de nanoparticules métalliques pour des applications en santé. Ces nanoparticules peuvent être, soit en solution, soit immobilisées sur des supports, en fonction des applications recherchées (médicament ou dispositif médical, par exemple). Ces dernières années, elle a élaboré des nanoclusters métalliques qui sont des objets beaucoup plus petits et qui présentent un fort potentiel applicatif grâce à leurs propriétés tout à fait uniques. Ces recherches associent des études physico-chimiques avec des questions très fondamentales, à des études in vivo menées par des partenaires ; l'ensemble étant très interconnecté avec une partie de type valorisation industrielle dans le domaine pharmaceutique.

Maxime Lesur, lauréat au titre de la chaire fondamentale (membre junior) :

Après 8 ans passés au Japon et en Corée, Maxime Lesur a rejoint l'Université de Lorraine en 2015 en tant que Maître-de-Conférences, dans l'équipe "Plasmas de Fusion" à l'Institut Jean Lamour. Ses recherches portent sur la modélisation de la dynamique des plasmas très chauds et très dilués tels que ceux qui forment le cœur d'une expérience de fusion par confinement magnétique. Il a obtenu son Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) en 2020. Depuis 2017, il est représentant élu du collège B au pôle scientifique M4.

Rendre viable la fusion par confinement magnétique d’un plasma d’hydrogène impose de mieux comprendre la dynamique des impuretés (particules non-hydrogène), du cœur au bord de l’enceinte de confinement. Durant les 5 années de sa délégation à l'IUF (2023-2028),  Maxime Lesur se consacrera à un projet de recherche fondamentale dont le but est de développer une boîte à outils de modélisation numérique qui prendra en compte les écoulements plasmas, la dynamique des impuretés, et la turbulence, le tout de manière auto-consistante, en commençant par une géométrie simplifiée (cylindrique). La machine linéaire de plasma magnétisé SPEKTRE, en construction à l'IJL, permettra de tester ces modèles. En parallèle, il montera un projet collaboratif pour intégrer la physique nouvelle aux simulations numériques de pointe des plasmas de bord dans la géométrie (toroïdale) d'un futur réacteur à fusion thermonucléaire. Il proposera des moyens de contrôle innovants des impuretés, ce qui constituera un pas important vers une nouvelle source d’énergie propre, sûre, et renouvelable.

Caumon Guillaume, lauréat au titre de la chaire Innovation (membre sénior) :

Guillaume Caumon est Professeur à l'Université de Lorraine depuis 2011. Enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure de Géologie (ENSG), il réalise ses recherches au laboratoire GeoRessources (CNRS-Université de Lorraine), où il est responsable de l’équipe Géologie Numérique Intégrative (RING) et directeur du consortium éponyme. Ses recherche portent sur la construction et la mise à jour de géomodèles, que l'on peut aussi appeler jumeaux numériques du sous-sol. Il étudie en particulier les descriptions mathématiques et numériques du sous-sol à même de représenter les objets géologiques et les incertitudes associées tout en honorant divers types d'observations et de connaissances géologiques. En plus de son intérêt théorique propre, cette thématique de recherche a des implications pour la connaissance de la Terre et la gestion raisonnée des ressources du sous-sol. Guillaume a obtenu sa thèse en 2003 à l'INPL (devenu Université de Lorraine), puis a réalisé un an de postdoctorat à l'université de Stanford. Il a également été professeur invité à la Colorado School of Mines en 2015. Ses travaux ont été récompensés par plusieurs prix nationaux et internationaux, dont le prix Schlumberger Michel Gouilloud de l'Académie des Sciences en 2019.