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Gudrun Ledegen est accueillie à l'ATILF, en délégation scientifique, de septembre 2024 à août 2025. Durant cette période pour sa recherche, elle est rattachée à l’axe de recherche De la syntaxe au discours codirigé par Mathilde Dargnat et Christophe Benzitoun. Sa mission à l’ATILF est aussi d’explorer le fonds Claire Blanche-Benveniste (1935-2010), linguiste française qui se situe au centre de documentation Michel Dinet à l’ATILF. Son objectif est d’étudier l’argumentation ordinaire : Claire Blanche-Benveniste avait en effet commencé à explorer ce phénomène dans le cadre de l’approche macro-syntaxique*, en se situant à l’intersection des recherches syntaxiques sur le français parlé et de l’analyse de discours.
Depuis son étude doctorale en 1998, Gudrun Ledegen explore les dynamiques linguistiques, autour du français en Belgique tout d’abord, à La Réunion par la suite, et la Zone Océan Indien, puis plus largement les francophonies, pour poser des parallèles entre les différents français ‘ordinaires’ pratiqués de par le monde, en particulier sur le plan de la variation syntaxique : ses explorations se centrent par exemple autour de l’interrogative indirecte in situ (tu sais c’est quoi les règles de jeux ?), qu’elle étudie depuis ses toutes premières années en tant que maîtresse de conférences à La Réunion, où la structure est toute ordinaire. Gudrun Ledegen est maintenant professeure des universités à l’Université Rennes 2, spécialisée en sociolinguistique – analyse de discours. Elle est membre du laboratoire PREFICS (Pôle de Recherche et de Formation Information, Communication, Sociolinguistique), une unité de recherche interdisciplinaire à vocation internationale réunissant sciences de l’information et de la communication et sciences du langage (sociolinguistique et analyse de discours). Les travaux qui y sont menés visent à saisir les dynamiques langagières et communicationnelles, par ex. dans l’argumentation (controverses, monde politique …), ou encore la place du langagier dans le « smart power ».
