Cellule EDI de l'UFR SHS-Metz : une expo, une mission et des projets

 
Publié le 5/04/2022 - Mis à jour le 4/01/2023
Planche d'exposition de la cellule EDI de l'UFR-Metz sur le 8 mars

A l'occasion de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars 2022, la cellule Egalité-Diversité-Inclusion (EDI) de l'UFR Sciences humaines et sociales - Metz a réalisé une exposition sur les thématiques liées à l'égalité femmes-hommes. L'opportunité de rencontrer ses membres pour en savoir plus sur leurs missions et leurs projets !

Comment est organisée votre cellule EDI ?

La cellule EDI de l’UFR SHS-Metz rassemble des étudiant.e.s, doctorant.e.s et personnels de l’UFR qui souhaitent s’engager contre toutes les formes de discriminations, de violences de genre et de harcèlement au sein de l’UFR. La cellule a un fonctionnement très horizontal et collégial, tou.te.s à égalité quel que soit le statut ou le niveau d’engagement. Nous n’organisons pas de permanences fixes mais toute personne souhaitant rejoindre la cellule pour en devenir membre ou la contacter pour recevoir une information ou de l’aide relative à une situation vécue ou observée, peut nous contacter à cette adresse : cellule-edi-shs-metz-contact@univ-lorraine.fr

Qui se cache derrière cette adresse ? Des membres de la cellule (personnels et étudiant.e.s). Si, pour X raison, la personne préfère échanger avec un.e étudiant.e ou un.e membre du personnel, il lui suffit de le mentionner dans son message.

Quelles sont les missions de votre cellule ?

Planche de l'exposition de la cellule EDI de l'UFR SHS-Metz pour le 8 marsDeux missions principales incombent à la cellule : d’une part, informer et sensibiliser ; d’autre part, écouter, aider et orienter. Concernant la première mission, elle s’organise à partir d’une pluralité d’actions. Depuis la rentrée, la cellule est intervenue dans une cinquantaine de réunions de prérentrée afin d’informer les étudiant.e.s de son existence, de rappeler quelques définitions essentielles relatives aux violences sexistes et sexuelles et aux discriminations et harcèlements (et les sanctions encourues le cas échéant) et d’inviter toutes les personnes qui le souhaitent à rejoindre la cellule. Par ailleurs, dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, nous avons organisé une conférence/débat avec des membres de l’association Femmes pour le Dire Femmes pour Agir (FDFA), qui lutte depuis très longtemps aux côtés des femmes en situation de handicap victimes des violences. Dans le cadre du 8 mars, nous avons créé une exposition pour « les 40 ans du 8 mars en France » qui est installée dans l’UFR SHS-Metz jusqu’à la fin du mois. Nous avons également envisagé la création d’une fresque contre toutes les discriminations mais ce projet doit être consolidé. Nous avons également installé un grand nombre d’affiches dans l’UFR rappelant ce que sont les violences sexistes et sexuelles et les sanctions encourues. Cet affichage permanent aura peut-être comme effet de faire prendre conscience de leurs actes aux auteurs des violences et de signaler aux victimes et témoins que des personnes et services au sein de l’UFR (et d’autres au sein de l’université, institutionnalisés ou non) sont à leurs côtés et entendent bien ne pas laisser ces situations intolérables persister, s’installer ou être minimisées. Concernant la seconde mission, sans entrer dans le détail afin de préserver la confidentialité des situations, nous accompagnons plusieurs étudiantes qui ont été victimes d’une diversité de situations et nous avons organisé de nouvelles rencontres de sensibilisation auprès de promotions dans lesquelles ont été signalés des problèmes de violences sexistes et sexuelles.

Quelles actions souhaitez-vous développer ?

Plance de l'exposition de la cellule EDI de l'UGR SHS-Metz sur le 8 marsLa vocation de la cellule est de lutter contre les violences sexistes et sexuelles mais aussi contre toutes les formes de discriminations et de harcèlement, quelle qu’en soit l’origine. Au cours de ces premiers mois d’existence, la cellule ayant moins d’un an, nos actions se sont plutôt centrées sur les premières, même si le choix de la conférence/débat avec l’association FDFA avait pour objectif de contribuer à rendre davantage visibles des femmes très invisibilisées, ces femmes en situation de handicap dont on parle peu et à qui on offre peu de place pour se faire entendre. Il est essentiel que nous engagions des actions relatives à l’ensemble des discriminations d’autant plus que, depuis cette rentrée universitaire, l’UFR a été confrontée à une très sérieuse affaire de propos et d’actes racistes (avec une instruction en cours) mais aussi de propos homophobes. Et sans doute que d’autres propos et actes ont été commis pour lesquels nous n’aurions pas encore reçu d’information. Il s’agit d’un vaste chantier qui nécessite que toutes les bonnes volontés s’associent pour aller vers une UFR de Sciences humaines et sociales qui mérite pleinement son appellation. Et cela ne relève pas d’une naïve utopie mais uniquement d’une simple application du droit qui interdit et punit ces discriminations et violences sexistes, sexuelles, racistes, LGBTQIAphobes, etc., etc.