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Informations pratiques
Première séance du cycle de séminaires « Momentum imperii : le Droit international face au retour des empires », sous la direction scientifique de Mélanie DUBUY, Maître de conférences HDR en droit public, Université de Lorraine / IRENEE UR7303.
Présentation :
Une après-midi consacrée à l’étude des approches historique et formelle de l’Empire de l‘Antiquité à l’époque contemporaine. Comment le droit international a-t-il encadré l’émergence des empires et empêché leur pérennisation ? En revenant, l’Empire trouve-t-il sa place sous l’empire du droit international contemporain ?
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Présentation du cycle de séminaires « Momentum imperii : le Droit international face au retour des empires » :
Le XXe siècle aura marqué la fin des empires qu’ils soient territoriaux, coloniaux ou idéologiques. Caractérisé par la domination, l’assujettissement et la conquête territoriale par la violence armée, l’Empire est tout ce que rejette l’ordre juridique international contemporain. Pourtant, malgré la disparition de ces empires historiques, un constat s’impose : la forme impériale de domination semble faire son grand retour.
Que ce soit le rêve russe de V. Poutine de reconstruire l’Empire soviétique par l’instauration de zones d’influence en recourant à la passeportisation, ou sa politique agressive d’annexion. Ou encore la Chine qui rejette le terme d’empire mais qui en a pourtant tous les atours en construisant solidement un empire d’influence. Que ce soit les États-Unis, dont l’action, après les attentats du 11 septembre 2001 et l’intervention en Irak en 2003 avait souvent été qualifiée d’impérialisme. Les annonces de Donald Trump depuis son retour au pouvoir pour conquérir de nouveaux espaces (Groenland, domination sur le canal de Panama, prétentions annoncées sur le Canada…), illustrent sans conteste le retour de l’attrait pour la puissance impériale et les rapports de force. Et dans un contexte d’économie mondialisée, d’autres acteurs pourraient avoir des ambitions impériales, à commencer par les plus grandes multinationales qui concurrencent l’État à l’instar des compagnies privées qui commerçaient dans les possessions.
Le droit international, régulièrement malmené par des puissances qui ne s’embarrassent même plus de la recherche de fondements juridiques pour soutenir leur action, doit-il évoluer pour ne pas être dépassé, moqué ou tourné en ridicule ? L’« empire de la loi », fondé sur le respect de la souveraineté des États-Nations, mais aussi sur les droits de l’homme, le droit humanitaire, le droit international pénal et le droit environnemental, résistera-t-il à la « loi des empires » ? Les nouvelles ambitions impériales ne feront-t-elles qu’une bouchée d’un droit international devenu trop encombrant ?
C’est l’ambition de ces rendez-vous scientifiques (deux séminaires et un workshop) que de répondre dans une approche résolument pluridisciplinaire à ces questionnements majeurs pour l’avenir du droit international. Juristes, politistes, théoriciens des relations internationales, historiens et géographes seront réunis pour apporter toutes les clés d’explication nécessaires pour comprendre ce que font les nouveaux empires au droit international.



