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Informations pratiques
« Industrie, XIXe siècle, des édifices cyclopéens jaillissent de terre. Le temps des cathédrales spirituelles cède alors face à celui des cathédrales industrielles.
Aujourd’hui, l’industrie semble appartenir aux vestiges du temps : les hauts fourneaux se sont tus et les filatures ont rendu l’âme. Mais est-ce vraiment le cas ? Depuis plus de quinze ans, je photographie ces cathédrales de fer et de feu : elles sont encore bien vivantes.
L’univers industriel reste largement méconnu du grand public. Il ne s’agit en fait pas d’un monde homogène, mais d’une multitude de singularités qui fonctionnent chacune selon leurs codes, leurs règles, leurs atmosphères et leurs créatures étranges, fascinantes et intrigantes.
Dans cette exposition, c’est cette fascination que j’ai choisi de mettre en lumière, tout en laissant en suspens les questions soulevées par les images. Le visiteur affronte alors chaque photographie seul, confronté à chaque machine, chaque salle, chaque univers. Sans explication, il est libre de les interpréter selon ses propres repères, ses croyances et son vécu. La machine froide se métamorphose alors en une créature onirique et fantasmée.
Ces photographies révèlent un monde où l’acier et la vapeur dessinent des paysages mystérieux et envoûtants. Elles entraînent le visiteur dans des mondes souvent majestueux, parfois inquiétants. Chaque cliché est une invitation au voyage intérieur, une exploration des ressorts de l’imagination humaine confrontée à la puissance brute de l’industrie.
Au fil de ce parcours photographique, je souhaite que chacun puisse entrevoir la poésie cachée dans ces cathédrales industrielles, ces lieux
où le rêve et la réalité se confondent dans un enchevêtrement d’acier et de lumière. »
Nicolas Dohr
Ouverture du lundi au vendredi
de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h00
Entrée libre
Site internet de l’exposition : www.cathedralesindustrielles.art



