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6éme Festival International de Sociologie : Résister au XXIéme siècle


Temps de lecture : 18 minutes

Informations pratiques

Localisation : Centre des congrè, 7 avenue de Saint-Dié, 88 000 Epinal
Date de début : 12/10/2026 18:00 Date de fin : 16/10/2026 23:00

 Appel à communications pour le colloque

Festival International de Sociologie – 6ème édition

Épinal du 12 au 16 octobre 2026

 

Résister au 21ème siècle

 

Coorganisé par le Laboratoire de sociologie Territoire, Travail, Âge et Santé (TETRAS) de l’Université de Lorraine et par la Société d’Émulation des Vosges (SEV), le Festival International de Sociologie (FISO) portera pour sa sixième édition sur les formes anciennes et nouvelles de résistance[1].

À l’orée du 21ème siècle, pour la commémoration du 60ème anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944, treize résistant·es lancent un appel aux jeunes générations, « pour que la flamme de la résistance ne s’éteigne jamais »[2]. La formule liminaire deleuzienne – « Créer, c’est résister. Résister c’est créer » – par laquelle Stéphane Hessel ouvre l’appel est également celle qu’il choisit pour conclure son petit opus Indignez-vous ! publié en 2010[3], dont on connaît le succès éditorial. Quatorze ans plus tard, c’est la journaliste pour le média indépendant Blast, Salomé Saqué qui, en écho à l’indignation de Stéphane Hessel, appelle à Résister face à la montée de l’extrême droite et à la menace qu’elle fait peser sur la démocratie[4]. Le terme s’affiche aussi comme slogan de nombreux mouvements sociaux, manifestant leur opposition à des réformes gouvernementales ou réclamant plus de justice sociale et climatique. Ses usages diffèrent selon les lieux d’énonciation.

Si les résistances s’affirment, s’activent dans les espaces politiques et éditoriaux, force est de constater la difficile mise en forme scientifique du concept de résistance. Ce dernier est peu investi au sein de la sociologie européenne contemporaine selon Alexander Neumann, « lorsqu’il n’est pas associé à un phénomène prémoderne, à une obstination réactionnaire ou à un avatar sans avenir du marxisme doctrinaire »[5]. Un concept qui « n’a pas la cote » dans les premières décennies du 21ème siècle, absent des dictionnaires de sciences sociales, de celui du travail édité en 2012[6] ou du plus récent Dictionnaire International Bourdieu édité en 2020[7], alors que l’œuvre même du sociologue français se propose, contre une sociologie supplétive de l’ordre symbolique, « de dévoiler les mécanismes et les stratégies de domination et de contribuer ainsi à les contrecarrer, en libérant les forces potentielles de résistance et de refus neutralisées par la méconnaissance »[8]. Néanmoins, absent de la première version du dictionnaire des mouvements sociaux[9], il apparaît dans la 2ème parue en 2020 avec une entrée consacrée à un compte rendu critique du travail de James Scott autour de son ouvrage la Domination et les arts de la résistance[10]. Dans de nombreux travaux sociologiques – notamment la sociologie du travail –, le terme est aussi régulièrement utilisé, mais de façon marginale. Peu cadré et discuté, il vise principalement à décrire des capacités d’agir – souvent limitées – de populations aux prises avec différents rapports de domination. Les études de genre ont quant à elles très tôt contesté les théories du consentement des dominées à leur domination, dévoilant que « céder n’est pas consentir » et invitant par là même à étudier les diverses formes de résistances des femmes[11].

Comment peut-on expliquer cette faible conceptualisation, alors que face aux troubles que traversent nos sociétés, aux crise politiques, économiques, sociales, culturelles, écologiques qu’elles vivent, des actions et mouvements pluriels pouvant être qualifiés de résistances se font jour ? De nouvelles formes de mobilisations, luttes et conflictualités sont apparues ou se sont amplifiées ces deux dernières décennies autour des questions du droit des femmes, de la justice climatique, des grands événements ou projets urbains, du pouvoir d’achat et de la fiscalité. Des mouvements individuels et collectifs de désertion et de bifurcation croissent. Des appels à réactiver certaines traditions d’opposition, par exemple le sabotage[12], le luddisme[13] ou le blocage, occupent les espaces militants. Ces actions individuelles ou collectives visent toujours à s’opposer aux pouvoirs et systèmes de domination en place, ou à les rejeter et les délégitimer.

Le centre national de ressources textuelles et lexicales[14] regroupe les différentes acceptions selon que le sujet désigne un inanimé (i.e. ce qui est matériel ou passif) ou au contraire un animé (i.e. ce qui est actif, volontaire). Dans cette seconde acception, résister c’est « supporter quelque chose, tenir victorieusement contre quelque chose », « répondre à quelqu’un (ou à quelque chose) en refusant explicitement ou implicitement son action, son projet ; l’action qui en découle ». La résistance se lit comme une opposition comme le signifie son étymologie latine resistentia, dérivée du verbe resistere, soit « se tenir en faisant face », « résister à », « tenir bon contre », « tenir tête à », « s’opposer à ». Le terme pourrait donc faire l’objet d’un plus grand attrait sociologique. Est-ce alors son caractère « plastique » lui permettant de nommer et d’embrasser des conduites protestataires très diverses qui l’empêche de devenir une catégorie heuristique dans l’analyse sociologique[15] ? Ou est-ce le trop plein de notions pour caractériser le fait oppositionnel (répertoire d’action, insubordination, subversion, rébellion, luttes, contestation, infra-politique, résilience, appropriation, pratiques de soi, arts de faire, etc.) qui entrave sa consécration scientifique ? Et pourquoi – en reprenant l’interrogation de José-Angel Calderón et Valérie Cohen[16] – mobiliser le terme de résistance plutôt que d’autres, dont les acceptions sont relativement proches ?

L’embarras sémantique ne saurait suffire à expliquer la marginalité des théories de la résistance dans la discipline sociologique, qui s’est davantage constituée en élaborant prioritairement des théories de la domination pour proposer une critique globale, normative et politique de l’ordre social, prenant pour cibles le mode de production capitaliste, le système bureaucratique, l’ordre patriarcal, les inégalités sociales, sexuelles et/ou raciales, la reproduction sociale, la société de consommation, la rationalité néolibérale, etc. Tout en affirmant une exigence dialectique, la sociologie a privilégié la construction d’« une boîte à outils » pour penser la domination et le consentement au détriment d’une reconnaissance théorique et conceptuelle de la possibilité de conduites d’opposition ou de résistance[17]. Elle a eu tendance à disjoindre les dimensions de domination et de résistance, reconnaissant l’existence des secondes aux premières, mais sans en faire véritablement un objet d’étude en tant que tel. Elle a mis au jour, dans son geste critique, les aspects négatifs des ordres sociaux existants, sans toujours l’articuler à la perspective d’émancipation que portent les résistances observables sous diverses formes[18].

Or, dans une période marquée par le néolibéralisme autoritaire, le pouvoir de la finance, l’emprise managériale, le délitement des services publics, la dégradation de l’environnement, la désinformation, le contrôle des nouvelles technologies numériques et des big data, le recul des droits et des libertés, le creusement des inégalités et l’augmentation de la pauvreté, etc., il paraît pertinent de renouveler notre attention sur les possibilités, mouvements et actes qui cherchent à contrer, limiter ces pouvoirs, et cherchent à construire  de nouvelles formes d’organisations, d’idéologies et de rapports sociaux. C’est sans doute l’un des intérêts à investir la sémantique des résistances que de pouvoir appréhender des formes d’opposition très diverses. Les rares travaux qui s’attardent sur la catégorie la présentent comme pouvant englober des réalités diverses en matière d’opposition et de contestation. Ainsi, la résistance évoque immédiatement les mouvements sociaux et les luttes collectives convoquant un examen du registre de l’action collective, mais elle renvoie également aux différentes conduites individuelles de protestation débouchant sur l’analyse de l’infra-politique[19], des résistances ordinaires[20], des formes d’activation de la subjectivité rebelle (eigensinn)[21], des arts de faire, ruses subtiles, tactiques de résistance par lesquels les individus détournent les objets et les codes, se réapproprient l’espace et les usages à leur façon[22]. Porter une réflexion empirique et théorique à propos des résistances apparaît comme un moyen d’interroger la diversité de ces formes d’opposition, mais aussi la manière dont peuvent se construire des échanges et des transferts entre elles.

Il s’agit, lors de cette sixième édition du FISO, de penser et d’analyser les formes multiples de résistance, qu’elles soient collectives ou individuelles, instituées ou non, quotidiennes ou occasionnelles, offensives ou défensives… d’interroger les conduites contestataires/protestataires qui sont mobilisées en ce début de siècle, de saisir les figures et types de résistances répondant aux dynamiques d’autocratisation, de néolibéralisation, d’ubérisation, de plateformisation, de numérisation, de consommation de masse, de révolution conservatrice, etc., de rendre compte des nouveaux « espaces publics oppositionnels »[23]. Comment les mouvements sociaux du 21ème siècle (ceux des Indignés, d’Occupy Wall Street, des Printemps arabes, de Nuit debout, des bonnets rouges, des gilets jaunes…) et les nouvelles formes d’activisme (climatique, féministe, contre le racisme, LGBTQI+…) viennent-ils renouveler l’action collective à caractère protestataire ? Quid des mouvements sociaux traditionnels tels que le mouvement syndical et des luttes professionnelles et catégorielles ? Comment se transforment-ils ? Quels sont les « répertoires de l’action collective »[24] qui sont mobilisés ? Quelles stratégies et tactiques de résistance émergent aujourd’hui ? Entre les deux formes archétypiques de la protestation identifiées par Albert O. Hirschman[25] – la prise de parole (voice) et la défection (exit) – respectivement active et passive, quelles autres manifestations multiformes de résistances les acteurs déploient-ils ? Dans quels contextes sociaux les rendant possibles ? Sur quelles grammaires de l’engagement s’appuient-ils ? Pour quelle subjectivité rebelle ? Dans le même temps, l’étude des mobilisations progressistes des groupes subalternes ou dominés ne doit pas se faire au détriment de celle des mobilisations conservatrices, réactionnaires, voire contre-révolutionnaires[26]. On ne saurait aujourd’hui laisser ces dernières dans l’ombre à « l’ère de la post-vérité » qui voit les algorithmes favoriser certaines visions du monde et mouvements politiques[27].

Le colloque a pour objectif de saisir le fait social de résistance et accueillera tous les travaux qui interrogent empiriquement ses formes contemporaines, individuelles et/ou collectives, portant sur des sphères d’activité (le travail, la culture, l’éducation, les sciences, la famille, la santé, le sport, etc.) et des contextes (Nord/Sud, urbain/rural, numérique/physique, etc.) variés, mais aussi toutes réflexions théoriques qui discutent et débattent les approches et grilles de lecture mobilisées pour comprendre ce que résister au 21ème siècle veut dire – y compris des  réflexions interdisciplinaires tant les questions posées traversent les problèmes d’autres sciences humaines et sociales : l’histoire, l’anthropologie, mais aussi le droit ou la géographie[28]. Il s’inscrit aussi dans la tradition critique de la sociologie et se nourrit de l’indocilité constitutive des sciences sociales[29], que l’on trouve déjà dans l’adresse inaugurale de Théodor W. Adorno, présidant le congrès de sociologie allemande en 1968 : « La résistance à l’encontre de l’adaptation aveugle, la liberté de choisir ses propres objectifs en toute raison, la nausée face à un monde fait de mensonge et de spectacle, la compréhension des possibilités du changement »[30]. C’est à cette même organisation permanente de résistance capable d’opposer ses mots d’ordre, ses manifestations, ses analyses critiques et ses productions symboliques à la violence sans visage des forces économiques et des pouvoirs symboliques qu’appelait de ses vœux Pierre Bourdieu dans différentes allocutions à l’orée du 21ème siècle[31].

Nous proposons, pour structurer les trois journées du colloque, une liste d’axes thématiques mais qui n’est pas exhaustive.

Axes thématiques proposés :

Axe 1 – Les mouvements sociaux, agents, répertoires de l’action collective : mouvements sociaux et luttes collectives du 21ème siècle ; nouveaux collectifs ; nouvelles formes de résistances sociales, de militantisme et d’activisme (écologiques, féministes, LGBTQI+, anticoloniales, antiracistes)…

Axe 2 – Les résistances individuelles, ordinaires, discrètes : l’infra-politique, « forme élémentaire de la vie politique »[32] ; la désobéissance civile ; les stratégies, tactiques, « arts de faire » du quotidien[33] ; les désertions, le pouvoir d’agir et la résilience…

Axe 3 – Les espaces de lutte : l’internationalisation des luttes ; les manifestations de rue ; les occupations des espaces publics ; les résistances dans les territoires…

Axe 4 – Figures de résistances et champs/domaines d’activités : résistances artistiques et culturelles ; conflictualité et « figures d’opposition au travail »[34] ; luttes dans le champ politique ; résistances et rapports sociaux…

Axe 5 – Sciences et résistances : l’Enseignement Supérieur et la Recherche face aux réformes et au désengagement progressif de l’État ; la résistance académique contre les attaques, la désinformation et l’ignorance ; les épistémologies féministes[35] ; les mouvements populaires locaux pour la production des savoirs scientifiques ; les sciences sociales au service de la société civile…

 

Soumission des résumés de communication

Les propositions de communication prendront la forme d’un résumé de 3 000 signes maximum (espaces compris, hors bibliographie). Devront figurer le titre de la communication, vos nom et prénom, votre statut, votre appartenance institutionnelle, votre adresse e-mail et l’axe dans lequel la proposition pourrait s’inscrire le cas échéant. Les propositions sont à envoyer à fiso2026-contact@univ-lorraine.fr avant le 16 mars 2026.

Le texte final de la communication, d’une longueur maximale de 40 000 signes (espaces compris, hors bibliographie), devra nous parvenir au plus tard le 7 septembre 2026 (les consignes de présentation vous seront adressées avec le retour de la réponse du comité scientifique) en vue d’une éventuelle publication scientifique.

Il ne sera pas possible de communiquer ni de figurer dans le programme sans s’être inscrit·e et sans s’être acquitté·e des frais d’inscription fixés à 132 € TTC (120 € hors taxe) pour les personnes titulaires (enseignant·es-chercheur·es, chercheur·es, autres salarié·es titulaires…) et à 33 € TTC (30 € hors taxe) pour les personnes non titulaires (doctorant·es, ATER, vacataires, chômeurs et chômeuses…). Ces frais couvriront une partie des dépenses liées à l’organisation du festival, dont les frais de restauration du midi qui aura lieu sur place.

 

Calendrier

Dépôt des résumés (3 000 signes)

16 mars 2026

Réponse du comité scientifique

27 avril 2026

Bulletin d’inscription + règlement à retourner

7 septembre 2026

Envoi des communications (40 000 signes)

7 septembre 2026

Dates du colloque scientifique

Dates du Festival International de Sociologie

14, 15 et 16 octobre 2026

Du 12 au 16 octobre 2026

 

Comité d’organisation

Géraldine Bois, MCF en sociologie, Université de Lorraine, TETRAS

Flavien Bouttet, MCF en sciences et techniques des activités physiques et sportives, Université de Lorraine, TETRAS

Camille Brandard, Doctorante en sociologie, Université de Lorraine, TETRAS

Mirjana Gregorcic, Docteure en sociologie, Université de Lorraine, TETRAS

Jean-Pascal Higelé, MCF en sociologie, Université de Lorraine, TETRAS

Lionel Jacquot, PU en sociologie, Université de Lorraine, TETRAS

Hervé Jory, MCF en sociologie, Université de Lorraine, TETRAS

Marie-Pierre Julien, MCF en sociologie, Université de Lorraine, TETRAS

 

Charles Kraemer, Archéologue, Université de Lorraine, Président de la Société d’Émulation du département des Vosges

Chrystelle Laurain, Gestionnaire administrative et financière, Université de Lorraine, TETRAS

Théo Leloup, Doctorant en sociologie, Université de Lorraine, TETRAS

Romuald Moreira, Doctorant en sociologie, Université de Lorraine, TETRAS

Sophie Nunenthal-Mathis, Doctorante en sociologie, Université de Lorraine, TETRAS

Amélie Pouillaude, MCF en sciences et techniques des activités physiques et sportives, Université de Lorraine – INSPÉ, TETRAS

Julie Sedel, PU en sociologie, Université de Lorraine, TETRAS

Albena Tcholakova, MCF en sociologie, Université de Lorraine, TETRAS

Virginie Vathelet, Chargée de valorisation de la recherche, Université de Lorraine, TETRAS

 

Comité scientifique

Prunelle Aymé, MCF en science politique, Université de Lorraine, IRENEE

Clément Beunas, Docteur en sociologie, Université de Lille, CLERSE

Anne Bory, PU en sociologie, Université de Lille, CLERSE

Vincent Charbonnier, Docteur en philosophie, Enseignant-formateur en philosophie et Sciences de l’éducation, Nantes Université-INSPÉ, CREN

Valérie Cohen, MCF en sociologie, Université de Tours, CITERES

Éric Fassin, PU en sociologie, Université Paris 8, SOPHIAPOL

Fanny Gallot, MCF en histoire contemporaine, Université Paris-Est Créteil – INSPÉ, CRHEC

Stéphanie Garneau, PU en sociologie, Université d’Ottawa, CIRCEM

Baptiste Giraud, MCF en science politique, Aix-Marseille Université, LEST

Mathieu Uhel, MCF en géographie sociale, Université de Caen Normandie, ESO

Yauheni Kryzhanouski, Docteur en science politique, Université de Strasbourg, SAGE

Charlotte Lacoste, MCF en langue et littérature française, Université de Lorraine, CREM

Joël Laillier, MCF en sociologie, Université d’Orléans, CMH

Nicky Le Feuvre, Professeure ordinaire de sociologie, Université de Lausanne, Centre LIVES

Nathalie Luca, Directrice de recherche au CNRS en anthropologie, CéSor

Lilian Mathieu, Directeur de recherche au CNRS en sociologie, Centre Max-Weber

Eve Meuret-Campfort, Chargée de recherche CNRS en sociologie, CRESPPA-CSU

Frédéric Schoenaers, PU en sociologie, Université de Liège, IRSS

Manuel Schotté, PU en sociologie, Université de Lille, CLERSE

Pinar Selek, MCF en sociologie, Université Nice Côte d’Azur, URMIS


[1] La première édition en octobre 2015 a porté sur Les figures de l’engagement. L’engagement en temps de crise. Cf. https://tetras.univ-lorraine.fr/fiso-2015/ ; la deuxième édition en octobre 2017 sur La fabrication des corps au XXIe siècle. Éduquer, soigner, augmenter, identifier. Cf. https://tetras.univ-lorraine.fr/fiso-2017/ ; la troisième édition en octobre 2019 sur L’éducation dans et hors la classe : structures, acteurs et pratiques. Cf. https://tetras.univ-lorraine.fr/fiso-2019/ ; la quatrième édition en octobre 2022 sur les villes petites et moyennes : À l’ombre des métropoles : habiter, travailler, gouverner, innover… Cf. https://tetras.univ-lorraine.fr/fiso-2022/ ; la cinquième édition en octobre 2024 sur la santé au travail : Au chevet du travail. Les enjeux de la santé au travail. Cf. https://tetras.univ-lorraine.fr/fiso-2024/

[3] Hessel Stéphane, Indignez-vous ! Montpellier, Indigène éditions, collection « Ceux qui marchent contre le vent », 2010.

[4] Saqué Salomé, Résister, Paris, Payot, 2024.

[5] Neumann Alexander, « La résistance, un principe sociologique à l’œuvre », Variations. Revue internationale de théorie critique, n°16, 2012, § 2. https://journals.openedition.org/variations/141

[6] Bevort Antoine, Jobert Annette, Lallement Michel, Mias Arnaud (sous la direction de), Dictionnaire du travail, Paris, PUF, 2012.

[7] Sapiro Gisèle (sous la direction de), Dictionnaire International Bourdieu, Paris, CNRS Editions, 2020.

[8] Mauger Gérard, « Politique de l’engagement sociologique », Mouvements, n° 5, 2002, p. 54.

[9] Fillieule Olivier, Mathieu Lilian, Péchu Cécile (sous la direction de), Dictionnaire des mouvements sociaux, Paris, Presses de Science Po, 2009.

[10] Scott James C., La domination et les arts de la résistance. Fragments du discours subalterne, Paris, Éditions Amsterdam, 2009 [1990].

[11] Mathieu Nicole-Claude, L’anatomie politique. Catégorisations et idéologies du sexe, Paris, Côté-femmes, 1991 ; Makaremi Chowra, Résistances affectives, Paris, La Découverte, 2025 ; Makaremi Chowra, Femme ! Vie ! Liberté ! Paris, La Découverte, 2023.

[12] Malm Andreas, Comment saboter un pipeline, Paris, La Fabrique, 2020.

[13] Carbonell Juan Sebastián, Un taylorisme augmenté. Critique de l’intelligence artificielle, Paris, Éditions Amsterdam, 2025.

[15] Calderón José-Angel, Cohen Valérie (sous la direction de), Qu’est-ce que résister ? Usages et enjeux d’une catégorie d’analyse sociologique, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2014.

[16] Ibidem

[17] Bouquin Stephen (coord.), Résistances au travail, Paris, Syllepse, 2008.

[18] Corcuff Philippe, Où est passée la critique sociale ? Penser le global au croisement des savoirs, Paris, La Découverte, 2012.

[19] Scott James C., 2009, op. cit.

[20] Beauchez Jérôme, Résister en corps. Une ethnographie de l’adversité, Habilitation à diriger des recherches en sociologie, Paris, EHESS, 2017.

[21] Bouquin Stephen, 2008, op. cit.

[22] Certeau (de) Michel, L’invention du quotidien. 1. arts de faire, Paris, Union générale d’éditions, collection 10-18, 1980.

[23] Negt Oskar, L’espace public oppositionnel, Paris, Payot, 2007.

[24] Tilly Charles, La France conteste, de 1600 à nos jours, Paris, Fayard, 1986.

[25] Hirschman Albert O., Exit, Voice and Loyalty, Paris, Éditions ouvrières, 1973.

[26] Agrikoliansky Éric, Collovald Annie, « Mobilisations conservatrices : comment les dominants contestent ? », Politix, n° 106, 2014, pp. 7-29.

[27] Lainé Michaël, L’ère de la post-vérité. Comment les algorithmes changent notre rapport à la réalité, Paris, La Découverte, 2025.

[28] Collectif Asphalte, Tenir la ville. Luttes et résistances contre le capitalisme urbain, Paris, Éditions les Étaques, 2023

[29] Fondation Copernic (sous la direction de), Manuel indocile de sciences sociales, Paris, La Découverte, 2019.

[30] Adorno Theodor W., « Industriegesellschaft oder Spätkapitalismus ? » in Aufsätze, Suhrkamp, Francfort sur le Main, 1971, p. 149-166, cité par Neumann Alexander, 2012, art. cit., § 3.

[31] Voir les textes réunis par Franck Poupeau & Thierry Discepolo, Intervention, 1961-2001. Science sociale et action politique, Marseille, Agone, 2002, parmi lesquels « Pour une vraie mobilisation des forces organisées », « Pour une organisation permanente de résistance au nouvel ordre mondial », « Les chercheurs & le mouvement social », etc.

[32] Scott James C., 2009, op. cit.

[33] Certeau (de) Michel, 1980, op. cit.

[34] Bélanger Jacques, Thuderoz Christian, « Le répertoire de l’opposition au travail », Revue Française de Sociologie, volume 51, 2010, p. 427-460.

[35] Fassin Eric, Ibos Caroline, La savante et le politique. Ce que le féminisme fait aux sciences sociales, Paris, PUF, 2025.