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Doctorante en droit public et doctorante-manageuse du club ORION RESAIA, Marine Placca reçoit le prix Femme de l’IA en Recherche 2026. Un parcours qui illustre comment le programme ORION peut devenir un véritable tremplin pour s’engager en recherche sur des enjeux au cœur de la société.
C’est grâce au club ORION EFNUM que Marine Placca découvre la recherche en 2023, au sein de la Chaire « Économie, Finances et Numérique ». Elle y travaille sur la régulation européenne des crypto-actifs dans un environnement mêlant droit, économie et numérique – une expérience fondatrice.
Dans cette continuité, elle s’engage dans la création du club ORION RESAIA, dédié aux enjeux de régulation et de sécurité de l’intelligence artificielle. Cette initiative lui permet notamment de rencontrer Léo Bertrand, doctorant en cybersécurité et cofondateur du Club, et Jean-Yves Marion, Professeur en cybersécurité, des échanges déterminants pour la suite de son parcours.
Pensé pour les étudiantes et étudiants, le club s’ouvre rapidement au-delà des murs de l’Université de Lorraine et développe une dynamique active de médiation scientifique. Depuis sa première conférence labellisée par l’Élysée pour l’AI Summit, le club a multiplié les initiatives : visite au Parquet de Paris, participation à la Foire Expo de Nancy, organisation de conférences et webinaires, et rencontres avec des acteurs académiques, publics et socio-économiques.
Cet engagement marque un tournant. Le club lui permet de développer des compétences en médiation, de structurer un réseau et contribue à l’obtention de son contrat doctoral : Marine devient la première juriste à mener des recherches financées au sein du laboratoire Loria, par le biais du projet DefMal (PEPR Cybersécurité).
Pour Marine « s’ouvrir aux disciplines, c’est aussi s’ouvrir au monde ». Cette conviction la conduit au Québec, où elle poursuit sa thèse en cotutelle avec l’Université Laval. Ses travaux portent sur l’appréciation juridique de la systématisation des risques dans le cyberespace à l’ère de l’intelligence artificielle (cyberattaques contre les infrastructures critiques, manipulations de l’information et ingérences étrangères, protection des droits et libertés face aux usages publics de l’IA). Ils interrogent la manière d’adapter les cadres juridiques face à des vulnérabilités technico-démocratiques croissantes, au croisement des impératifs de sécurité nationale, d’innovation publique et d’Etat de droit.
À travers cette distinction, c’est aussi la dynamique collective du club ORION RESAIA qui est mise en lumière. Initialement pensé pour la communauté universitaire, il s’est affirmé comme un espace de dialogue ouvert, où se croisent secteurs d’activité, expertises, expériences et points de vue.
Le parcours de Marine illustre l’ADN du programme ORION : permettre aux étudiantes et étudiants de découvrir et pratiquer la recherche-action et accompagner les doctorantes et doctorants dans leur montée en compétences, en lien avec les grands défis contemporains.
« L’intelligence artificielle est avant tout un défi profondément humain. »
Le programme ORION est fier d’accompagner et de suivre des parcours comme celui de Marine, qui illustrent l’engagement des jeunes chercheures et chercheurs sur des enjeux majeurs pour la société.






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