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Un parcours d’excellence au rythme de trois pays : la licence trinationale en physique Saar-Lor-Lux


RENCONTRE AVEC

Temps de lecture : 4 minutes

Factuel est allé à la rencontre de Malte Henkel, responsable de la formation « Cursus Intégré franco-allemand-luxembourgeois en Physique », et de Sixtine Nogarede, étudiante française en L1 de cette licence.

Pourriez-vous décrire la formation en quelques mots ?

Malte Henkel : La formation « Physik International » se trouve être l’un des plus anciens programmes franco-allemand, existant depuis 1999. J’appartiens à la première génération d’enseignants qui a porté la formation. Les années ont démontré à quel point ce cursus a évolué et suscité un intérêt grandissant. Grâce à la grande proximité géographique, les universités de Lorraine, du Luxembourg et de la Sarre possèdent une flexibilité qui permet d’agir rapidement. Ses études sont bien évidemment centrées sur la physique mais elles incluent également l’aspect linguistique comme culturel. Les étudiants passent leur première année à Nancy, où la langue d’enseignement est le français. La deuxième année se déroule à Luxembourg, où les langues parlées sont le français, l’allemand et l’anglais. Finalement, la troisième année est effectuée à Sarrebruck, avec des cours en allemand, parfois aussi en anglais. C’est un grand atout qui ouvre à de nombreuses opportunités et permet aux étudiants de véritablement découvrir les pays frontaliers et les différentes cultures.

Quels sont les objectifs de la formation :

Sixtine Nogarede : Dans un premier temps, la formation permet d’avoir de solides bases en physique, et ensuite nous nous spécialisons en Master dans le domaine qui nous intéresse. Elle nous apprend aussi à travailler dans un contexte interculturel et ouvre la voie à de nombreuses opportunités à l’international.

Malte Henkel : C’est une Licence trinationale, réputée aussi bien en France qu’au Luxembourg et en Allemagne, et qui est entièrement compatible avec les schémas LMD. Toutes les possibilités et perspectives sont donc ouvertes aux étudiants. C’est un parcours d’excellence, largement reconnu, qui offre une carrière prometteuse. L’objectif est de former les étudiants pour qu’une fois diplômés, ils soient en mesure de venir travailler dans le pays voisin.

Quels sont les débouchés de la formation ?

Malte Henkel : Après cette Licence, la majorité des étudiants poursuit un master afin de se spécialiser. Il existe notamment le Master « Physik International » dont une année se déroule à Nancy, et l’autre à Sarrebrück. Comme la formation est très complète et large, elle ouvre de nombreuses perspectives professionnelles. Tout dépend de la spécialisation choisie, qui elle, en revanche permet de faire un doctorat. La Licence trinationale constitue donc une véritable porte d’ouverture.

Comment définiriez-vous le franco-allemand ?

Sixtine Nogarede : Le franco-allemand, c’est déjà avoir deux nationalités. Mais plus que cela, c’est une amitié de longue date de deux pays voisins, qui pourtant est aujourd’hui mise à l’épreuve. Mes études s’inscrivent dans la poursuite de la bonne cohésion entre les deux nations. On va au-delà des différences culturelles, et on cherche à comprendre et à s’imprégner de la culture de l’autre. Et je pense qu’il est fondamental d’essayer de s’unir et de s’ouvrir aux autres dans une époque où les divisions sont toujours plus fortes.

Malte Henkel : L’Allemagne et la France sont le centre de gravité de l’Europe. Ensemble, elles forment le binôme franco-allemand. Aujourd’hui, je regrette que, par exemple, Mme Merkel ait laissée l’impression de ne faire que son devoir et donc d’avoir seulement fait le minimum pour entretenir cette amitié. Des deux côtés, il faut toujours la volonté sérieuse de s’entendre et d’intensifier notre coopération sincère. Pourtant, cette relation devrait servir d’exemple : les Européens, plus largement, doivent tisser des liens plus forts, et renforcer ceux déjà présents. En tant qu’enseignant, c‘est mon objectif primordial. L’apprentissage de ces langues est en déclin, et il est essentiel que nous apprenions celle de l’autre afin de consolider notre amitié. 

Propos recueillis par Sarah Vialle, étudiante de l’Université de la Sarre en stage à la Maison du Franco-Allemand – Jean DAVID

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