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Chaque année, l’Université de Lorraine affirme son engagement en faveur de la prévention des risques professionnels et de l’amélioration des conditions de travail à travers son Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail (PAPRIPACT). Présenté et validé en Conseil d’Administration le 3 février 2026, le PAPRIPACT 2026 s’inscrit dans la continuité des actions engagées tout en intégrant de nouveaux enjeux, notamment liés aux risques émergents, à la santé mentale et à la prise en compte renforcée de la santé des femmes au travail. Entretien avec Jonathan Casal, Directeur de la Direction Prévention Sécurité Environnement (DPSE).
Factuel : Pourquoi le PAPRIPACT est-il un outil central pour l’Université de Lorraine ?
Jonathan Casal : Le PAPRIPACT est un véritable outil de pilotage de la prévention. Il permet de structurer, année après année, les actions prioritaires destinées à améliorer la santé, la sécurité et les conditions de travail de nos agents.
Pour le construire, nous nous appuyons sur un bilan précis des actions menées l’année précédente, sur des indicateurs concrets (comme le Document Unique d’Évaluation des Risques, le suivi des accidents du travail ou encore les registres santé et sécurité) ainsi que sur les orientations ministérielles.
Factuel : Quelles sont les priorités fortes du PAPRIPACT 2026 ?
Jonathan Casal : Le programme 2026 est ambitieux et pleinement adapté aux enjeux actuels. Il renforce notamment la formation des acteurs de terrain, avec des sessions dédiées aux responsables unique de sécurité et leurs adjoints, aux encadrants et aux services techniques.
Un accent particulier est mis sur la prévention des risques psychosociaux, avec le développement des formations aux Premiers Secours en Santé Mentale grâce à la Formation Continue du Personnel, afin de mieux repérer et accompagner les situations de détresse psychologique.
Nous allons également travailler en collaboration avec d’autres directions centrales (DPI, FSD, …) sur la gestion de crise et l’adaptation aux risques émergents : mise à jour des fiches réflexes PPMS, réflexion autour d’un outil commun de gestion de crise, solutions d’alarme et organisation spécifique face aux épisodes de fortes chaleurs, de plus en plus fréquents avec le dérèglement climatique.
Factuel : En quoi le PAPRIPACT 2026 marque-t-il une évolution dans la prise en compte des situations de travail ?
Jonathan Casal : L’un des axes majeurs concerne l’évolution du Document Unique d’Évaluation des Risques. En 2026, nous intégrons de nouvelles situations types d’activité, comme celles liées aux nanoparticules, à la fabrication additive, aux OGM ou encore à l’intelligence artificielle.
Par ailleurs, nous renforçons la prise en compte de la santé des femmes au travail. Dans la continuité des travaux avec la création de flyer d’information sur la prévention des risques pour les femmes enceintes, allaitantes ou les agents en parcours de procréation, certaines situations à risque vont être affinée pour tenir compte des changements qu’une femme peut avoir au cours de sa vie.
À travers ce PAPRIPACT, l’Université de Lorraine confirme sa volonté de faire de la prévention un pilier durable de son fonctionnement.



