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Parution du 4ème Récit OuPéPo consacré à l’IAG


Temps de lecture : 2 minutes

Les systèmes d’Intelligence Artificielle Générative (IAG) se sont imposés dans la vie quotidienne et universitaire. Leur irruption soulève des questions fondamentales : comment fonctionnent-ils ? Quels sont leurs impacts sur le rapport aux savoirs et les pratiques pédagogiques ?  Quel est le rôle de l’enseignant·e face à ces outils ? Peut-on les interdire ? Faut-il les intégrer ? A quelles conditions ? Ces débats, opposent souvent des camps irréconciliables : pour les uns, l’IAG menace l’intégrité académique et les apprentissages ; pour les autres, elle ouvre de nouvelles perspectives pédagogiques ; tandis que pour d’autres encore, il s’agit de dépasser cette polarisation (Hamza-Jamann, A., & Lemoine-Bresson, 2025).

Organisé par la Délégation d’Accompagnement à la Créativité, l’Ingénierie et la Pédagogie (DACIP), le quatrième Ouvroir de Pédagogie Potentielle (OuPéPo) a réuni le 26 juin dernier des enseignant·es à une audience solennelle du tribunal des flagrants IAcas, pour juger de pratiques pédagogiques impliquant l’usage de l’IAG.

Le tribunal des flagrants IAcas

L’équipe organisatrice a imaginé un tribunal fictif, transformant les participant·es en juré·es chargé·es de délibérer sur des affaires pédagogiques complexes. L’audience, rythmée par les interrogatoires et les plaidoiries, a permis d’incarner les enjeux, de donner la parole à toutes les parties prenantes et d’explorer les zones d’ombre techniques, juridiques, éthiques et pédagogiques.

Dans ce tribunal des flagrants IAcas, il ne s’agissait pas de juger des personnes, mais bien d’examiner des pratiques, en tenant compte de la complexité des situations afin de se prononcer sur ces deux cas pédagogiques fictifs inspirés de situations réelles. Ce dispositif, à la fois ludique et réflexif, place chaque participant·e dans une posture d’analyse, d’argumentation et de responsabilité. En endossant le rôle de juré·es, les participant·es ont été amené·es à examiner les arguments en présence, à prendre positions dans des situations parfois délicates, et à formuler des recommandations éthiques et critiques quant à la place des usages de l’IAG au regard des enjeux pédagogiques.

Ce récit aborde les idées-forces de cet événement en explicitant les différentes dimensions explorées.