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Pour clôturer son UL BY, Simon Bouchot, étudiant en 3ème année de licence physique à l’UFR SciFA , détaille son parcours, sa formation et son projet professionnel. Jean-François Wax, maître de conférences, complète les réponses de Simon en apportant le point de vue de responsable de la formation.
Pourquoi vous être inscrit en Licence de Physique ?

Simon Bouchot
La physique est un domaine des sciences qui permet de comprendre le monde de la manière la plus fondamentale qui soit. La découverte de nouvelles connaissances est quelque chose qui me plait énormément et grâce à une approche expérimentale et mathématique, la licence de physique permet non seulement de comprendre comment les choses fonctionnent mais également d’où nous vient la compréhension que nous avons du monde de manière assez exact. La perspective de pouvoir à l’avenir participer à cette connaissance du monde ajoute une dimension assez excitante à ces études.

Jean-François Wax
La licence de physique est une formation disciplinaire en 3 années après le bac qui vise à donner aux étudiants une base de connaissances et de compétences solides en physique. Cette base se veut large, en abordant sans restriction tous les domaines de cette discipline (optique, mécanique, électromagnétisme, thermodynamique, mécanique des fluides, électricité, électronique, mécanique, quantique, relativité, physique nucléaire, …). Elle s’appuie à la fois sur l’approche théorique (où l’outil mathématique est important), sur l’approche expérimentale (avec un volume de travaux pratiques important) et sur l’approche numérique (par le calcul scientifique, la modélisation et le traitement des données).
Quel a été votre cursus avant de vous inscrire en Licence de Physique ?
Simon Bouchot
Avant la licence, j’ai fait un bac général avec Maths et Physique-Chimie en terminal. J’ai également pris l’option maths expertes mais tout ce que j’ai pu faire avec cette option, je l’ai refait en L1 et en L2. Après le lycée je me suis dirigé en classe prépa mais je me suis rendu compte que l’approche n’était pas faite pour moi. J’ai pu me rediriger vers le parcours physique-chimie de Metz très rapidement et sans difficultés.
Jean-François Wax
Si la licence de physique est ouverte à tous les bacheliers, un bac général orienté sciences est recommandé. Ainsi, le profil type est d’avoir comme spécialités, en classe de première, Physique-Chimie, Mathématiques et une spécialité d’ouverture (scientifique si possible). En classe de terminale, nous recommandons les spécialités Physique-Chimie et Mathématiques (à défaut, maths complémentaires) ; Maths expertes serait un plus. D’autres bacheliers tels que STI ou STL peuvent aussi réussir, mais en s’accrochant. À noter qu’on peut intégrer la filière en 2e ou 3e année, sous réserve d’un avis favorable de la commission d’admission.
La licence vue de l’intérieur, c’est comment ?
Simon Bouchot
La licence de physique est très différente de ce que l’on s’imagine souvent en pensant à la fac. Il n’y a pas de grand amphi impersonnel ; les promotions sont de taille modeste, ce qui crée une ambiance conviviale où tout le monde se connait rapidement. Cette proximité favorise l’entraide entre nous, que ce soit pour réviser, partager des méthodes de travail ou s’expliquer mutuellement un point difficile.
Les cours se déroulent en petits groupes, assez équivalent au lycée mais avec d’avantage d’autonomie et de liberté. Les enseignants suivent réellement la progression des étudiants : ils savent repérer quand quelque chose n’est pas compris et n’hésitent pas à réexpliquer, à donner des conseils ou à accompagner individuellement les étudiants. Ils sont aussi très accessibles en dehors des cours, que ce soit pour discuter orientation, organisation du travail ou simplement répondre à des interrogations sur la vie universitaire.
Le rythme de travail est lui aussi assez similaire à celui du lycée (au moins au début) ce qui permet de s’adapter sans difficultés au nouvel environnement qu’est la fac.
Jean-François Wax
La licence de physique est conçue pour permettre une adaptation et une orientation progressives.
L’adaptation progressive à l’enseignement supérieur se fait par un accompagnement des étudiants afin d’aménager la transition du lycéen vers l’université. En 1ère année, cela se traduit par de l’enseignement intégré (pas de cours en amphi), le suivi par un enseignant référent, des enseignements de remise à niveau. Tout au long de la formation, les étudiants sont évalués en contrôle continu.
L’orientation progressive se construit à mesure de l’avancement des études. Cela se traduit, en première année, par une année dans le cadre d’un portail physique-chimie commun à la physique et à la chimie, le véritable choix de la discipline ne s’opérant qu’à l’entrée en 2e année.
L’étudiant peut également choisir des enseignements de personnalisation qui lui permettent de colorer sa formation vers l’initiation à la recherche, le management, les problématiques environnementales et sociétales, par exemple. En fin de 3e année, un stage permet de s’immerger en laboratoire ou en entreprise.
Le volume d’enseignement est d’environ 300 heures par semestre en présentiel.
Quel est votre projet après la licence ?
Simon Bouchot
Après la licence, je me dirigerai surement vers un master de physique orienté vers la recherche. J’aimerais beaucoup pouvoir devenir enseignant-chercheur tant pour pouvoir accompagner les étudiants et essayer de transmettre la passion et l’intérêt pour la physique, que pour pouvoir contribuer modestement à faire avancer la science et affiner ma compréhension du monde. En revanche je ne me ferme pas la porte à d’autre projets ou d’autres idées qui pourront me venir en fonction de ce qui se présentera à moi pendant la suite de les études.
Jean-François Wax
La licence de physique est essentiellement tournée vers la poursuite d’études à bac +5 dans le cadre d’un master ou d’une école d’ingénieur, voire à bac +8 après un doctorat vers les métiers de la recherche.
De par son socle large et solide, tous les domaines relevant de la physique sont accessibles sans restriction, des plus fondamentaux aux plus appliqués. De fait, la véritable spécialisation s’opère au moment de cette poursuite d’étude.
Bien sûr, elle est pour une bonne part des étudiants, l’occasion d’une mobilité et les étudiants formés ici n’ont pas de difficulté à s’intégrer ailleurs en France.













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