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Claire Soligot-Hognon nous présente la plateforme dont elle est responsable opérationnelle ainsi qu’un exemple d’étude en cours concernant l’évaluation de l’impact des pesticides sur la faune aquatique.
Pouvez-vous nous présenter votre plateforme et à quel besoin elle répond ?
La Plateforme Bio-DA est située sur le site de l’ENSAIA (site universitaire de Brabois, Vandœuvre-lès-Nancy) et propose des équipements et savoir-faire dans les thématiques de biodisponibilité et bioactivité.
La plateforme a pour objectif de fournir des services permettant la caractérisation de la biodisponibilité ou de la bioactivité de molécules de diverses natures pouvant avoir un effet positif comme négatif sur les cibles biologiques proposées par la plateforme. Nous travaillons avec différents modèles allant de l’in vivo (modèle animal d’élevage) à l’in silico (modèle mathématique), en passant par l’ex vivo (culture cellulaire) et l’in vitro (test PBET).
La plateforme est ouverte aux demandes émanant de laboratoires de recherche ou d’entreprises sous la forme de collaboration scientifique ou de prestation, et accueille des stagiaires et des doctorants.
Pouvez-vous nous donner un exemple récent d’étude menée au sein Bio-Da ?
Parmi les travaux en cours, nous soutenons actuellement une étude menée par les chercheurs et chercheuses du L2A (Laboratoire Animal et Agroécosystèmes) ayant pour but d’évaluer l’impact des pesticides (seul et en cocktail) sur la faune aquatique via une approche in vitro adaptée à des scénarios d’exposition réalistes. En effet, l’usage massif de produits phytopharmaceutique en agriculture conduit à une contamination diffuse des milieux aquatiques et notamment les étangs agricoles. Ces produits souvent persistants dans l’environnement sont toxicologiquement mal caractérisés. Dans ce contexte, les approches in vitro sur lignées cellulaires de poisson constituent une méthodologie éthique, réactive et mécanistiquement informative. La mise en place en 2025 de la culture de cellules branchiales de truite va permettre de tester des mélanges complexes de pesticides identifiés dans les étangs agricoles en tête de bassin versant et de contribuer à leur prise en compte dans l’évaluation du risque écotoxicologique. Le travail se fait à des niveaux d’exposition représentatifs des conditions environnementales réelles. En fonction de l’avancement du projet, d’autres modèles cellulaires pourront être exploités, l’objectif pour nous étant de développer d’autres modèles in vitro complémentaires intégrés dans le champ des NAMs (New approach Methodologies ; European Chemicals Agency (2016)).
Il est à noter que, comme chaque année, notre plateforme aide à la formation d’étudiants de Master. C’est le cas cette année pour Camille ALLIENNE, étudiante en M2 Ecologie et remédiation des milieux dégradés de l’Université de Lille, qui réalise ce projet dans le cadre de son stage (6 mois) avec ses encadrants du L2A (Damien BANAS, Gaspard CONSEIL et Marion HUGUET-CIZO).
Lien vers la page Plug In Labs de la plateforme Bio-DA : https://pluginlabs.univ-lorraine.fr/fiche/plateforme-biodisponibilite-bioactivite/



