Logo UL avec lien vers le site de l'Université de Lorraine

Grâce au club ORION RESAIA, Charlène décroche un stage gratifié au LORIA


Temps de lecture : 5 minutes

Hier, nous vous présentions Charlène, étudiante en droit privé à la Faculté de droit, d’économie et de gestion de Nancy et membre du club ORION RESAIA. Après son expérience au sein du club, place aujourd’hui à son stage gratifié, décroché grâce à cet engagement. Sujet inédit (le stalkerware), encadrants au top et vraie découverte du travail de recherche : une expérience qui a transformé son intérêt pour le numérique en véritable projet pro.

Factuel : Dirais-tu que ton implication dans le club et/ou ton stage t’ont dévoilé la vie de scientifique ?

Charlène : Oui, sans aucun doute. J’ai toujours eu un goût prononcé pour la réflexion et la recherche, mais mon stage m’a permis d’en découvrir toute la dimension scientifique. Déjà au lycée, mon professeur de philosophie m’avait expliqué que « la philosophie, c’était aller au-delà des préjugés ». Cette idée m’a profondément marquée, et j’ai compris plus tard qu’elle ne valait pas seulement pour la pensée philosophique.

C’est précisément cette démarche : questionner, dépasser les évidences, examiner ce qui se cache derrière les apparences, que j’ai retrouvée au cœur de mon stage au LORIA.

Il m’a permis d’expérimenter cette rigueur intellectuelle : retourner les problèmes, confronter les hypothèses, et tenter de comprendre les phénomènes sous tous leurs aspects. Travailler sur un sujet tel que le stalkerware m’a plongée dans une réalité de recherche exigeante et passionnante, au contact quotidien de chercheurs investis dans l’exploration du numérique sous toutes ses formes.

Factuel : Qu’est-ce qui t’a particulièrement intriguée dans ton projet de stage ?

Charlène : Je dirais que l’un des aspects les plus marquants de mon projet de stage a été la rareté des travaux existants sur mon sujet. Mes recherches portaient sur le consentement dans le cadre de l’utilisation des stalkerware, un thème encore très peu exploré, aussi bien en doctrine qu’en jurisprudence.

Je suis donc partie ex nihilo, ce qui a rendu l’exercice à la fois exigeant et passionnant. Lorsqu’on travaille sur un sujet presque vierge, on avance sans repères, dans un champ où il faut soi-même construire les bases de la réflexion. Cette démarche m’a souvent amenée à me demander si mes analyses trouveraient une pertinence scientifique, ou si elles seraient perçues comme trop inédites.

Finalement, mes propositions ont été plutôt bien accueillies par mes encadrants…

Factuel : Y a-t-il une compétence que tu es particulièrement fière d’avoir acquise pendant ce stage ?

Charlène : Je dirais que ce stage m’a permis de renforcer ma discipline intellectuelle et ma capacité d’autonomie. En recherche, il n’existe pas toujours de cadre ou de direction prédéfinie : on ne sait pas forcément ce que l’on doit trouver, ni même ce que l’on cherche au départ. Il faut donc apprendre à creuser, à formuler ses propres hypothèses, à douter, à recommencer, et à accepter que la recherche soit un processus mouvant parfois très chronophage. Ce travail m’a appris à avancer avec méthode dans l’incertitude, à structurer ma pensée et à trouver mes propres repères. Enfin, Jean-Yves Marion, responsable de l’équipe Carbone, m’a aidée à percevoir la recherche comme un travail qui se construit dans le temps, avec ses rythmes propres.

Factuel : Comment décrirais-tu l’accompagnement de tes encadrants de stage au quotidien ?

Charlène : Mon stage était interdisciplinaire, à la croisée du droit et de la cybersécurité. J’ai donc eu la chance d’être accompagnée par deux encadrants.

Pour la partie juridique, M. Maximilien Lanna, professeur junior à la Faculté de droit de Nancy et titulaire de la chaire RPNS, m’a guidée dans mes orientations et m’a aidée à structurer mes pistes de réflexion de manière méthodique et constructive.

Du côté de la cybersécurité, j’ai travaillé sur les recherches de M. Sébastien Larinier, enseignant-chercheur à l’ESIEA et chercheur associé au LORIA. C’est sur ses travaux relatifs au stalkerware que j’ai eu l’occasion de collaborer, en étudiant la question du consentement sous un angle juridique. M. Larinier m’a accueillie très chaleureusement au laboratoire, et notre collaboration a été à la fois enrichissante et stimulante, marquée par une excellente entente professionnelle.

Factuel : Ce stage a-t-il modifié ou confirmé ton projet professionnel ? Quelle est la suite pour toi ?

Charlène : Ce stage a clairement confirmé mes ambitions. Je savais déjà que j’étais attirée par le droit du numérique, la propriété intellectuelle et la protection des données personnelles, mais cette expérience a transformé cet intérêt en véritable vocation.

Travailler sur ces questions à la frontière du droit et de la technologie m’a confortée dans l’idée que c’est ce domaine que je souhaite approfondir. À terme, j’aimerais me spécialiser en droit de la cybersécurité ou en droit de la propriété intellectuelle, et, si l’occasion se présente, poursuivre vers la recherche juridique appliquée au numérique.

Quand le droit rencontre la cybersécurité : Charlène raconte son aventure dans le club
Découvrez la liste des clubs ORION