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François Moncassin, nouveau directeur de l’Institut François Gény


RENCONTRE AVEC

Temps de lecture : 3 minutes

Factuel est allé à la rencontre de François Moncassin, nouveau directeur de l’Institut François Gény.

Factuel : Quel est votre parcours ?

François Moncassin : J’ai accompli mes études juridiques à l’École de Droit de Toulouse, anciennement Faculté de droit et science politique (Université Toulouse Capitole). Après une licence en droit et un Master 1 en Droit public général, j’ai choisi de m’orienter vers le Master 2 Histoire du droit et des institutions toulousain. J’ai ensuite poursuivi par la préparation d’une thèse relative à L’accusation : enquête et poursuites sous la Révolution (1789-1795). J’ai alors pu bénéficier d’un contrat doctoral et d’un aterat de 2016 à 2021.

Ma thèse soutenue, j’ai été recruté comme Enseignant contractuel d’enseignement et de recherche à la Faculté de droit, d’économie et de gestion de l’Université d’Angers de 2022 à 2024. Toujours en 2024, j’ai été reçu au concours national d’agrégation pour le recrutement de professeurs des universités en Histoire du droit. J’ai donc choisi de rejoindre la Faculté de Droit, Sciences économiques et Gestion de Nancy en septembre 2024. Le 15 octobre 2025, l’assemblée générale de l’Institut François Gény m’a élu Directeur de ce laboratoire qui a vocation à organiser et promouvoir des recherches en Droit privé, Sciences criminelles et Histoire du droit.

Factuel : Pouvez-vous présenter en quelques mots votre activité ?

François Moncassin : Mes travaux intéressent principalement l’histoire de la Justice et celle de la Police. Tout part de ma thèse de doctorat, récompensée par le Second Prix 2022 de l’École Nationale de la Magistrature, par le Prix Ourliac 2022 de l’Académie de législation et par le prix Ourliac 2022 de l’École de droit de Toulouse. J’y étudie en effet l’histoire des relations police-juge-parquet entre les années 1789 et 1795. A travers ce prisme, il s’agit de donner une profondeur historique à de questions dont l’actualité ne se dément pas. En effet, à la fois la doctrine comme la société (plus largement) s’intéressent à ces problématiques. La première question est, d’abord, celle de la juridictionnalisation de l’enquête de police, c’est-à-dire celle de l’application des droits de la défense à la phase policière. La seconde question est, ensuite, celle de l’indépendance du parquet. Bien évidemment, étudier la justice sous la Révolution amène inévitablement à interroger la légitimité du personnel judiciaire, sujet qui est souvent abordé par la société.

Ce premier travail est un point de départ vers un projet bien plus large, à savoir celui de la construction d’une administration dédiée à la répression criminelle.

Factuel : Quels sont vos projets au sein de l’Institut François Gény ?

François Moncassin : Chloé Liévaux (Directrice adjointe du laboratoire) et moi-même avons essentiellement deux projets pour l’Institut François Gény. Ils doivent permettre une action collective, en confiance, de ses membres. En premier lieu, il s’agit de rendre le laboratoire plus visible à l’intérieur de notre Université, comme au-dehors. Cela passe, par exemple, par l’intérêt pour des questions d’actualité, comme la problématique de la judiciarisation/déjudiciarisation, aussi bien que par l’internationalisation des relations.

En second lieu, il s’agit d’accompagner au mieux les membres du laboratoire – enseignants-chercheurs, doctorants et BIATSS – dans leur évolution de carrière. En ce sens, le laboratoire doit apparaître comme une force de soutien des recherches de ses membres, comme il doit proposer des missions permettant au personnel administratif d’évoluer dans leur carrière.