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Factuel est allé à la rencontre de Fabrice Gartner, nouveau Directeur de l’Institut de Préparation à l’Administration Générale.
Factuel : Quel est votre parcours ?
Fabrice Gartner : A mon âge, le parcours commence à être long. Pour le synthétiser, après avoir été responsable de l’antenne d’Épinal de 1997 à 2015 de la Faculté de droit, sciences économiques et gestion de Nancy, je suis devenu Doyen en 2015. Au terme de mes deux mandats, j’ai quitté en même temps la direction du master 2 droit des contrats publics que j’avais fondé 28 ans plus tôt. Je reste responsable de la mention droit public et du parcours art et culture, qui est une originalité de nos master 1.
La mention de droit public ayant développé des approches des concours administratifs, j’ai pensé qu’un partenariat entre Faculté et IPAG pourrait avoir un sens et j’ai donc proposé au conseil de l’IPAG de prendre la suite de Laetitia Fermaud Plauche Gillon, qui a travaillé pendant 10 ans à la relance des formations et a à son crédit la création d’une mention complète de master en administration publique.
Factuel : Pouvez-vous présenter en quelques mots votre activité ?
Fabrice Gartner : Celle d’enseignant n’a pas grand intérêt spécifique. J’ai toujours continué à assurer mes services d’enseignement, qui vont du droit administratif à la pratique théâtrale en passant par le droit public des affaires ou le droit de la commande publique, le contentieux et le droit des collectivités territoriales. En tant que directeur de l’IPAG, je continuerai de faire conformément à ma conviction ; un directeur de composante doit être un fédérateur, pas celui qui impose son projet, car quel projet peut aboutir sans le soutien de la communauté, mais celui qui aide les autres à mettre en forme leurs idées. Nous avons des outils de formation initiale et continue qui peuvent permettre aux étudiants qui voient leur avenir dans les carrières de l’intérêt général et du service public de réaliser leur projet. Je tâcherai de valoriser l’expertise et l’expérience des équipes pédagogiques et administratives pour augmenter les taux de réussite aux concours et promotions auxquelles nous préparons. C’est déjà tout un programme
Factuel : Quels sont vos projets au sein de l’IPAG ?
Fabrice Gartner : J’ai demandé au conseil d’administration de partager quelques constats et de m’aider à porter quelques évolutions, qui ne sont pas mon projet mais le fruit des retours des jurys de concours. D’abord, il faut améliorer le niveau de culture générale de nos candidats, qui en manquent; connaître le monde est essentiel, à travers d’autres prismes que ceux d’une information souvent peu rigoureuse et qui sollicite plus la réaction que la réflexion. Ensuite, il faut renforcer la maîtrise du français parce que la qualité du service public rendu passe par une communication dans laquelle les mots sont employés à bon escient. Également, il convient de travailler à l’égalité des chances : la diversité des parcours des candidats est un atout mais le revers est qu’on n’arrive pas tous aux préparations de concours avec le même bagage; les formations doivent être plus adaptées aux profils très variés pour arriver à des niveaux de préparation réellement proches. Tout cela se fera avec nos enseignants chercheurs et l’ensemble du réseau de professionnels, tous très pointus et tous soucieux de promouvoir la fonction publique.



