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Ce 12 janvier 2026, Christophe Schmitt, Professeur des Universités et Directeur du PeeL (Pôle entrepreneuriat étudiant de Lorraine), a animé une session de formation consacrée à la compréhension des enjeux du pitch entrepreneurial. Pour saisir toute la portée de cet exercice, il a d’emblée replacé le pitch au centre du modèle des 3M, une approche systémique qui théorise l’interaction permanente entre l’Entrepreneur (Moi), son Projet et son Écosystème. Selon lui, le pitch ne doit pas être perçu comme un simple résumé technique, mais bien comme l’interface dynamique et le point de convergence qui valide la cohérence de ce système. C’est par cet acte de communication que l’entrepreneur démontre sa capacité à relier sa vision personnelle aux réalités de son environnement. L’enjeu dépasse ainsi la simple transmission d’informations pour devenir un véritable levier d’influence, dont l’objectif premier est de convaincre les acteurs de l’écosystème — investisseurs, partenaires ou clients — et de transformer leur intérêt passif en une adhésion active et durable à l’initiative proposée.
Dans son intervention, le Directeur du PeeL a souligné que le pitch agit comme la traduction tangible du projet entrepreneurial, matérialisant une idée abstraite en une proposition de valeur concrète. Il offre à l’entrepreneur l’opportunité privilégiée de partager sa propre vision du monde, en expliquant non seulement ce qu’il fait, mais surtout en quoi sa démarche propose une solution nouvelle. Pour garantir l’efficacité de ce récit, Christophe Schmitt recommande impérativement de structurer l’intervention selon une progression narrative rigoureuse en trois temps distincts. La première étape consiste à immerger l’auditoire dans l’univers du porteur de projet en exposant clairement le concept pour capter l’attention. Dans un second temps, il est crucial d’incarner ce projet en révélant l’identité de l’entrepreneur et les motivations profondes qui l’animent, légitimant ainsi le « pourquoi » de cette aventure. Enfin, la dernière phase doit aboutir à l’expression claire et assumée des besoins nécessaires à la concrétisation ou au développement de l’activité.
Au-delà de la structure du discours, Christophe Schmitt a insisté sur le fait que la réussite de l’exercice repose intrinsèquement sur la posture adoptée par le porteur de projet. Loin d’être un monologue figé, le pitch doit s’inscrire dans une démarche d’ouverture où l’entrepreneur reste attentif et à l’écoute des remarques formulées par son auditoire, considérant chaque retour comme une opportunité d’ajustement et d’enrichissement. En conclusion, il a rappelé que la pertinence de cette intervention dépendra toujours de la capacité de l’entrepreneur à définir en amont la finalité exacte de sa prise de parole. Il est indispensable d’adapter le contenu et le ton en fonction de la situation spécifique et de la typologie des personnes présentes, afin que le message délivré résonne parfaitement avec les attentes et les leviers de décision des interlocuteurs.















