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[8 mars] Lucie Bourdon, boursière d’excellence ORION : entre biologie marine et écotoxicologie


RENCONTRE AVEC

Temps de lecture : 4 minutes

Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, nous vous présentons Lucie Bourdon, boursière d’excellence du programme ORION. Originaire de Brest, elle poursuit aujourd’hui un master en Gestion de l’Environnement, parcours Écotoxicologie, à l’Université de Lorraine, avec l’objectif de s’engager dans une thèse à la croisée de la biologie marine et de l’écotoxicologie.

Factuel : Est-ce que tu peux te présenter et présenter ton parcours ?

Lucie : Je m’appelle Lucie Bourdon, j’ai 25 ans. Je suis originaire de Bretagne, plus précisément de Brest où j’ai réalisé une licence en Sciences de la Vie suivi d’un master en Sciences de la Mer et du Littoral à l’Institut Universitaire Européen de la mer. Après ces cinq années d’études supérieures, j’ai souhaité poursuivre l’aventure académique afin de renforcer mon profil et élargir mes compétences en intégrant le master Gestion de l’Environnement parcours Ecotoxicologie à l’Université de Lorraine.

Mon objectif après ORION est de poursuivre vers une thèse en créant si possible une passerelle entre mes deux formations, la biologie marine et l’écotoxicologie.

Factuel : Si tu devais résumer l’impact de la bourse d’excellence ORION sur ton parcours, que dirais tu ?

Lucie : Ce qui me vient en premier, c’est qu’être sélectionnée pour l’obtention de cette bourse m’a permis de me rendre compte de ma légitimité, de prendre conscience de mon potentiel dans le domaine de la recherche et de gagner en confiance sur mes capacités scientifiques.

En plus de cela, l’aide financière apportée par ce programme m’a permis d’aborder ma dernière année de Master avec beaucoup plus de sérénité, elle m’a permis de me concentrer sur ma fin d’étude et ma recherche de stage.

Factuel : Y a-t-il eu une rencontre, un cours ou une expérience marquante qui a influencé ton orientation vers la recherche ?

Lucie : L’expérience qui a influencé mon orientation vers la recherche a été mon stage de Master 1 en écotoxicologie. J’ai travaillé pendant deux mois sur les effets biologiques de produits pharmaceutiques sur les dreissènes (des moules d’eau douce). Participer à un tel projet de l’échantillonnage des organismes à la mise en place de protocoles expérimentaux, mais aussi aux analyses de données jusqu’aux recherches bibliographiques et enfin à la production de rapports scientifiques a été des plus formateurs et intéressants.

Factuel : As tu rencontré des modèles féminins qui ont compté dans ton parcours académique ou scientifique ?

Lucie : Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas de modèle féminin spécifique. Dans mon parcours, je n’ai jamais vraiment fait de distinction de genre… Ce qui m’a poussée vers la recherche, c’est avant tout un attrait pour la biologie, l’écologie qui s’est construit naturellement au fil du temps, nourri par des reportages, des lectures et la qualité des enseignements que j’ai reçus à l’université. De plus, j’ai remarqué au cours de mon parcours universitaire que la mixité est très présente, que ce soit parmi les étudiants, les doctorants ou les enseignants-chercheurs.

Factuel : Quel message aimerais tu adresser aux jeunes filles qui hésitent à s’engager dans la recherche ?

Lucie : Je leur dirai d’être curieuse et de foncer. On a tendance à se mettre des barrières ou se laisser intimider par l’ampleur des défis, pourtant on ne rentre pas dans la recherche parce qu’on sait déjà tout mais parce qu’on a envie d’apprendre, de comprendre.

Tout est possible tant qu’on se donne les moyens de ses ambitions et tant qu’on s’entoure des bonnes personnes qui croient en notre potentiel et qui nous soutiennent.