[Retour sur] la remise du prix littéraire Frontières à Dima Abdallah, lauréate avec son roman Bleu nuit

 
Publié le 21/04/2023 - Mis à jour le 24/04/2023
Dima Abdallah

L’Université de Lorraine et l'Université de la Grande Région ont remis le prix littéraire Frontières - Léonora Miano à Dima Abdallah le samedi 15 avril 2023 dans le cadre du Festival « Livre à Metz – Littérature et Journalisme ». Le prix littéraire a été remis officiellement à la lauréate pour son deuxième roman Bleu nuit aux éditions Sabine Wespieser éditeur. L'évènement s'est tenu au Palais du Gouverneur de Metz, un cadre exceptionnel mis gracieusement à la disposition des organisateurs de ce prix littéraire.

Cet événement a été honoré de la présence d'Alexandre d'Andoque, gouverneur militaire de Metz, Aline Brunwasseur, présidente du Livre à Metz, Michaël Jäckel, président de l'UniGR et président de l'Université de Trèves, Hélène Boulanger, présidente de l'Université de Lorraine, Carole Bisenius-Penin, présidente du jury et professeur des universités en sciences de l'information et de la communication au Centre de recherche sur les médiations (CREM), Grégory Hamez, directeur du Centre de Recherche en Géographie (LOTERR) de l'Université de Lorraine et Mariette Navarro, lauréate de la deuxième édition et présidente d'honneur du jury. La remise de prix a été suivie d'un échange littéraire avec la lauréate.

Ce prix est un encouragement, une reconnaissance, c'est une chaleur dont on a besoin pour pouvoir continuer notre métier d'auteur. Je suis très fière d'être la lauréate d'une si belle sélection et encore plus fière de succéder à Mariette Navarro. Dima Abdallah

Rencontre avec Dima Abdallah (interview vidéo pour Factuel)

Voir le replay de la cérémonie

Je suis particulièrement honorée d'être ici présente pour signer l'attachement de l'Université de Lorraine à la vie culturelle, et dans le cadre de ce prix littéraire où le "concept" de frontière s'inscrit dans les gènes même de notre université. Hélène Boulanger

Dima Abdallah nous invite à continuer à explorer les frontières qui nous entourent, à les comprendre et les dépasser pour construire ensemble un avenir plus juste et plus solidaire. L'UniGR est heureuse de participer cette année encore à l'attribution du prix littéraire transfrontalier. Michaël Jäckel

Dima Abdallah

Née au Liban en 1977, Dima Abdallah vit à Paris depuis 1989. Mauvaises Herbes, son premier roman, paru chez Sabine Wespieser éditeur en 2020, a été très remarqué et a révélé le talent d’une auteure dont Bleu nuit confirme la vigueur et la singularité.

Son roman Bleu nuit

"Je marche sur un fil. Je suis le funambule sur le fil tendu au-dessus des abysses de la mémoire. Il ne faut pas que je tombe. Je suis sur le fil qui menace de rompre au moindre faux pas." Pendant des années, l’auteur de cet intense monologue est parvenu à tenir en laisse ses souvenirs. Tétanisé à l’idée d’affronter le monde extérieur, celui qui était devenu journaliste vit cloîtré dans son appartement, tout en parvenant à donner le change à sa rédaction. Un appel téléphonique fait basculer son existence : Alma, la seule femme qu’il ait aimée, vient de mourir. Le lendemain de son enterrement – auquel il s’avère incapable de se rendre –, il sort enfin de chez lui, décidant de vivre dans la rue après avoir jeté ses clefs dans une bouche d’égout.

La notion de frontière

Dans Bleu nuit, la thématique de la frontière intervient de plusieurs façons. C'est un homme à la frontière du monde, qui a traversé des frontières, a connu un exil très violent et, qui va aller à la rencontre de femmes qui sont aussi à la frontière de la vie, à la dérive comme lui. Cette frontière sociale est très importante à mes yeux. Dima Abdallah

L'avis du jury :

« Forte d'une construction romanesque originale en tension s'articulant autour d'un long monologue incluant de très beaux portraits de femmes écorchées et de carnets littéraires parsemés de multiples références (Proust, Baudelaire, Céline, Duras...), cette fiction faite de déambulations renouvelle l'approche de la notion de « mémoire poétique » (Kundera) pour réaffirmer la force salvatrice de la littérature contre la noirceur et la solitude absolue ».

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Crédits photo : Fabrice Bisignano

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